- Julie BABINOT et Vincent DUBREUIL
17770 Nantillé
06 99 77 38 51
80 Km de Panier de Nos Campagnes
Miel
Ils sont apiculteurs en Charente-Maritime depuis 2010, ils gèrent aujourd’hui une exploitation de 500 ruches. L’exploitation fonctionne avec un salarié saisonnier toute l’année et, en période de récolte, une à deux personnes supplémentaires viennent renforcer l’équipe. Leur activité repose sur la production de miel et l’élevage d’abeilles.
La production de miel
Une ruche est composée d’une reine, de femelles appelées ouvrières, et de mâles appelés faux-bourdons. La reine, mère de toutes les abeilles, est changée tous les deux ans pour garantir une bonne ponte.
La ruche est constituée d’un corps avec dix cadres. Le couvain se trouve au centre, entouré de cadres de nourriture, principalement du pollen et du miel.
En saison, elle peut abriter jusqu’à 50 000 abeilles. Les abeilles nées en été vivent peu de temps, tandis que celles nées en fin de saison restent auprès de la reine pour passer l’hiver.
Lorsqu’une reine disparaît ou ne pond plus correctement, la ruche devient bourdonneuse, c’est-à-dire qu’elle produit uniquement des mâles et ne peut plus se développer. Pour y remédier, Vincent greffe des larves qu’il insert dans une ruche orpheline. Ces larves, nourries exclusivement à la gelée royale, permettent de produire de nouvelles reines. Les cellules royales sont retirées juste avant la naissance des reines et intégrées dans de nouvelles, appelées essaims.
Pour intégrer une nouvelle Reine fécondée,, une feuille de papier journal est placée entre le corps de la ruche et la ruchette contenant la nouvelle reine. Ce procédé permet aux abeilles de s’habituer progressivement aux phéromones de la nouvelle reine, différentes de celles de l’ancienne.
Les abeilles ont des rôles bien définis. Les ouvrières accomplissent diverses tâches : nettoyage, soin des larves, production de cire, ventilation, et butinage. Elles évoluent avec l’âge : les plus jeunes restent à l’intérieur de la ruche, tandis que les plus âgées cherchent nectar, pollen, résine et eau à l’extérieur.
Les abeilles assurent la survie de la colonie, tandis que les mâles, chassés à l’automne, ne servent qu’à la reproduction. Seules les abeilles nées en fin de saison passent l’hiver auprès de la reine.
Pour produire une simple cuillère à café de miel, il faut le travail de 10 abeilles tout au long de leur vie. Les abeilles butinent les fleurs pour récolter le nectar, qu’elles rapportent à la ruche. Là, ce nectar est transformé en miel grâce à des enzymes, à une ventilation intense, et à la concentration progressive du sucre.
Le miel est ensuite stocké dans les alvéoles, ventilé pour abaisser son humidité (il ne doit pas dépasser 17 % pour bien se conserver), puis operculé par une fine couche de cire. Ce processus se déroule principalement dans les hausses, tandis que le corps de la ruche reste le garde-manger de la colonie.
Les ruches sont placées dans un rayon de 30 à 40 km autour de la propriété. Certaines sont fixes, tandis que d’autres sont déplacées selon les floraisons, une pratique appelée transhumance. Ce déplacement des ruches permet d’optimiser les récoltes en fonction des fleurs disponibles.
Début mai : récolte du miel de printemps (principalement colza et fleurs sauvages).
Début juin : récolte du miel acacia
Début juillet : récolte du miel de châtaignier.
Début août : récolte du miel de tournesol
Le miel est récolté lorsque les alvéoles sont pleines et operculées. Les hausses pleines sont retirées de la ruche, puis les cadres sont désoperculés avec des lames chauffantes pour enlever la cire. Ensuite, les cadres sont placés dans une centrifugeuse pour extraire le miel, qui est filtré pour éliminer les impuretés. Le miel est stocké dans des fûts de 300 kg avant d’être mis en pot. Il est chauffé lentement juste assez pour le défiger, puis pompé dans des pots de 500 g ou 1 kg.
La qualité et le goût du miel varient en fonction des floraisons et des conditions météorologiques. Un printemps pluvieux ou un été trop sec peuvent impacter la quantité et les caractéristiques du miel produit.
- Miel de printemps : doux et crémeux, issu principalement du colza et d’autres petites fleurs printanières comme le pissenlit.
- Miel de châtaignier : liquide, foncé et boisé, au goût intense.
- Miel de tournesol : crémeux, souvent mélangé avec de la luzerne ou du sarrasin selon les conditions climatiques.
- Miel de forêt : mélange de ronce, châtaignier et autres essences boisées, selon les années.
- Miel d’acacia : doux et léger, fleuri en bouche
- Miel de fleurs : mélange naturel issu de différentes fleurs butinées selon les saisons.
- Miel praliné : un mélange de miel et de praliné de noisettes.
- Bonbons fourrés au miel
- Pain d’épices (disponible uniquement en hiver)
- Nougat
- Stocker le miel dans une pièce fraîche, autour de 15°C.
- Éviter de l’exposer à une chaleur excessive qui pourrait le faire fermenter ou déphaser (séparation des sucres et de l’eau).
- Accepter la cristallisation comme un phénomène naturel : un miel cristallisé n’est pas altéré, il peut être consommé tel quel ou légèrement réchauffé pour retrouver sa texture liquide.
L’apiculture a évolué ces dernières décennies. Autrefois, il suffisait de placer des ruches en pleine nature pour obtenir du miel. Aujourd’hui, les apiculteurs doivent surveiller en permanence la santé des colonies ( le varroa par exemple, un acarien parasite, grâce à un traitement appliqué en août après la dernière récolte ) et lutter contre les menaces extérieures comme les parasites et les changements climatiques.



