Philippe et Annie MILLOT, apiculteurs
  • GAEC Millot
    Philippe et Annie MILLOT

  • La Burgauderie, 17470 Cherbonnières

  • 06 89 10 04 06

  • 88 Km de Panier de Nos Campagnes

  • Miels, gelée royale, propolis, pollen

GAEC Millot sont des apiculteurs qui possèdent 300 ruches pour produire leur miel, gelée royale et leur pollen.
Sur cette exploitation travaillent  deux exploitants, Philippe et Annie MILLOT, et un saisonnier.
On peut considérer 6 éléments produits dans la ruche :
+ 3 provenant de matières premières extérieures : le nectar, le pollen des fleurs et la sève des bourgeons qui donnent le miel, le pollen et la propolis.
+ 3 provenant de la sécrétion des abeilles : la gelée royale, la cire et le venin.

Interview de Philippe MILLOT

La production de miel

La ruche est composée d’un corps dans lequel vit la colonie constituée d’une reine, de mâles appelés faux-bourdons et d’abeilles ou ouvrières (environ 60 000 en pleine saison).
Ce corps comprend en général 10 cadres sur lesquels sont bâtis les rayons de cire abritant le couvain (œufs pondus par la reine et élevés par les nourrices), le miel et le pollen sont la nourriture des abeilles.

Elles puisent au fond de la corolle des fleurs mellifères le nectar. Puis de retour à la ruche, elles le digèrent, le régurgitent et le passent à une collègue : il s’agit de la trophallaxie. Selon la plante, le nectar donne une couleur et un goût unique au miel.
Le miel stocké dans les alvéoles de cire est encore ventilé pour abaisser son taux d’humidité à un degré satisfaisant pour le conserver et éviter toute fermentation.
La dernière opération sera l’operculation à l’aide d’une fine couche de cire déposée sur les alvéoles, sorte de couvercle de nos confitures.
Il faut attendre environ un mois après le début de leur travail pour commencer la récolte.

Les hausses (caisses avec des cadres posées au-dessus des corps de ruches) sont réservées à notre usage. Une fois pleines et rapportées à la miellerie, l’apiculteur désopercule les cadres à l’aide d’une machine afin de libérer le miel des alvéoles.
Une fois positionnés dans un extracteur, la force centrifuge propulse le miel sur les parois et extrait le miel à froid.
Il s’agit d’une cuve en inox où l’on dispose sur un bras les cadres désoperculés.
A la sortie de l’extracteur le miel contient des impuretés, il est mis dans un maturateur afin de le laisser reposer et ainsi permettre aux impuretés de remonter à la surface. Cette écume est ensuite enlevée avant le conditionnement.
Le miel est stocké dans des grands fûts de 300Kg.
Le miel est réchauffé pour être plus crémeux avant d’être conditionné dans des pots de 500g à 1Kg.

L’abeille sort de la ruche avec une réserve de miel dans son jabot. Arrivée sur la fleur, elle le régurgite pour le mélanger au pollen (poussière qui se trouve sur les étamines) et en faire ainsi une pâte transportable sur leurs pattes arrière. Elle utilise cette nourriture pour les larves.
Le pollen est un complément alimentaire naturel, riche en protéine végétale. Il est consommé sous forme de cure à raison de 10g/jour (=1cuiller à soupe). Il rééquilibre la flore intestinale en douceur et participe à la prévention des dysfonctionnements prostatiques.

L’apiculteur fixe une trappe à pollen devant le ruche. Elle possède un peigne qui retissent les pelotes de pollen ramenées, celles-ci se décrochent et tombent dans un tiroir situé sous la ruche (environ 10% est prélevé). Chaque soir, il ramasse, trie et congèle aussitôt la récolte.

Les abeilles recueillent la résine des bourgeons des arbres de la même manière qu’elle procède pour le pollen, puis l’utilisent pour aseptiser et étanchéifier la ruche.

L’apiculteur récolte la propolis par grattage de plaques ajourées positionnées sur le dessus des cadres à l’intérieur de la ruche en laissant un espace aéré sous la couvre-cadres. Elles cherchent naturellement à combler ce vide et le propolisent.

Les abeilles possèdent des glandes hypopharyngiennes et mandibulaires qui sécrètent cette substance et qui servent à nourrir toutes les larves pendant les 5 premiers jours de leur existence. Seule la reine en recevra exclusivement tout au long de sa vie, d’où son nom.

Se servant de l’instinct d’élevage lors de la perte de la reine dans la ruche, l’apiculteur prépare un compartiment dit « orphelin » qui recevra quelques dizaines d’alvéoles artificielles dans lesquelles il dépose de jeunes larves. Au bout de 3 jours il rapporte cet élevage au laboratoire, sans omettre d’avoir déposé une autre tournée de larves à récolter dans 3 jours.
Au labo, il aspire la gelée de chaque cellule royale et la conserve au réfrigérateur. C’est un travail minutieux et technique.
Elle se prend en cure de 10 ou 25g, à raison d’un demi-gramme par jour. Elle agit sur le système immunitaire en renforçant l’organisme, régénèrent les cellules et apporte une action euphorisante.

Les différents miels

Chaque miel possède une couleur, une odeur, une consistance et un goût différents.
Les abeilles travaillent de la même façon, seule le nectar de provenance variée déterminera ces caractéristiques organoleptiques.

Miel de Printemps (à dominante colza, pissenlits, érable, fruitiers…) produit en mai.
Le nougat et le pain d’épices sont élaborés par un prestataire extérieur avec le miel de printemps.

Miel d’été (à dominante tournesol, luzerne et fleurs d’été…) produit en juillet.

Miel d‘acacia (vers Langon en Gironde) produit en mai,

Miel de Châtaignier et de Forêt (mélange de fleurs des bois situé entre Burie et Saintes) produit en juin.